ECRITURE "Vent de lettres"
7 Janvier 2013
Mes rêves de poèmes,
N’existent plus,
Tout comme le cercle des poètes
Ils ont disparu.
Dans le pré,
Le murmure du ruisselet
N’est plus.
Dans les bois,
Le chant du roitelet,
S’est tu.
Dans les chants de serpolet,
Les papillons ont disparu.
Ce que je vais écrire !
Peut choquer ;
Ce que je veux dire !
Peut gêner ;
Mais je ne veux ouïr,
Vos poèmes
Sans penser,
A tous ces problèmes
Par nous engendrés,
Pour notre avenir
Sans vous alarmer,
Je crains le pire.
Je ne peux être en osmose
Avec ce monde
Trop de choses,
Me paraissent immondes,
Mon cerveau implose ;
Je ne peux l’accepter,
Je frôle la psychose
D’entendre les uns chanter,
De voir les autres crever.
Suis-je devenu fou ?
Dois-je crier ?
Dois-je prier ?
Faut-il vous supplier ?
Le monde devient fou.
Je crains le pire.
Je ne peux rêver de poèmes,
J’ai honte de moi-même.
Aurais-je le courage,
Après avoir tourné la page
De me regarder
En face dans le miroir.
Pourrais-je ?effacer
Notre triste histoire.
Allons-nous continuer ?
A saccager notre terre,
Et sans remords, polluer
Nos océans et nos rivières.
Je crains le pire.
Dans la morne plaine,
La terre a saigné
De toute sa haine.
Nos charmants étangs
Ont été remplacés,
Par un océan de sang
Qui s’est écoulé,
Des veines de nos enfants.
Aussi je resterais sourd
Aux mots des troubadours.
Elle n’est plus si belle !
La voix des ménestrels ;
Les vers des baladins
Se sont éteints.
Je crains le pire,
Par delà les guerres,
Le monde m’exaspère.
La voix machiavélique des tyrans
Cache le doux murmure du vent.
Comment faire des rimes,
Alors que l’on nous opprime.
Si je fais que mes mots riment
C’est pour éviter la déprime.
Non ! Je ne peux pas rêver.
Dans ce sinistre monde,
Aux mœurs nauséabondes.
A nos chères têtes blondes
Derrière nous,
Que laisserons-nous ?
Le long de mes joues
Coulent des pleurs,
Et pour la première fois
Soudain j’ai peur.
Je crains le pire !
Pourtant j’ose espérer
Que je me sois trompé
Et que le chant des oiseaux,
Le murmure du ruisseau,
Et le vol des papillons
Vont renaître.
Ainsi tous ces maîtres
Baladins, troubadours
Et autres ménestrels
Pourront pour toujours,
Chanter leurs ritournelles,
Et pour de gentes donzelles
Ecrire de gentils poèmes.
Mais avouez quand même
Que le monde devient fou ! Fou ! Fou !
Quand à moi j’en fais de même……