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herveloy....

ECRITURE "Vent de lettres"

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LE PRINTEMPS DES POETES

Sachez que .....

Mes rêves de poèmes,

N’existent plus,

Tout comme le cercle des poètes

Ils ont disparu.

Dans le pré,

Le murmure du ruisselet

N’est plus.

Dans les bois,

Le chant du roitelet,

S’est tu.

Dans les chants de serpolet,

Les papillons ont disparu.

Ce que je vais écrire !

Peut choquer ;

Ce que je veux dire !

Peut gêner ;

Mais je ne veux ouïr,

Vos poèmes

Sans penser,

A tous ces problèmes

Par nous engendrés,

Pour notre avenir

Sans vous alarmer,

Je crains le pire.

Je ne peux être en osmose

Avec ce monde

Trop de choses,

Me paraissent immondes,

Mon cerveau implose ;

Je ne peux l’accepter,

Je frôle la psychose

D’entendre les uns chanter,

De voir les autres crever.

Suis-je devenu fou ?

Dois-je crier ?

Dois-je prier ?

Faut-il vous supplier ?

Le monde devient fou.

Je crains le pire.

Je ne peux rêver de poèmes,

J’ai honte de moi-même.

Aurais-je le courage,

Après avoir tourné la page

De me regarder

En face dans le miroir.

Pourrais-je ?effacer

Notre triste histoire.

Allons-nous continuer ?

A saccager notre terre,

Et sans remords, polluer

Nos océans et nos rivières.

Je crains le pire.

Dans la morne plaine,

La terre a saigné

De toute sa haine.

Nos charmants étangs

Ont été remplacés,

Par un océan de sang

Qui s’est écoulé,

Des veines de nos enfants.

Aussi je resterais sourd

Aux mots des troubadours.

Elle n’est plus si belle !

La voix des ménestrels ;

Les vers des baladins

Se sont éteints.

Je crains le pire,

Par delà les guerres,

Le monde m’exaspère.

La voix machiavélique des tyrans

Cache le doux murmure du vent.

Comment faire des rimes,

Alors que l’on nous opprime.

Si je fais que mes mots riment

C’est pour éviter la déprime.

Non ! Je ne peux pas rêver.

Dans ce sinistre monde,

Aux mœurs nauséabondes.

A nos chères têtes blondes

Derrière nous,

Que laisserons-nous ?

Le long de mes joues

Coulent des pleurs,

Et pour la première fois

Soudain j’ai peur.

Je crains le pire !

Pourtant j’ose espérer

Que je me sois trompé

Et que le chant des oiseaux,

Le murmure du ruisseau,

Et le vol des papillons

Vont renaître.

Ainsi tous ces maîtres

Baladins, troubadours

Et autres ménestrels

Pourront pour toujours,

Chanter leurs ritournelles,

Et pour de gentes donzelles

Ecrire de gentils poèmes.

Mais avouez quand même

Que le monde devient fou ! Fou ! Fou !

Quand à moi j’en fais de même……

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