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herveloy....

ECRITURE "Vent de lettres"

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ENFANCES

Pourquoi « enfance »au pluriel ?

Oui ! J’aurai pu parler de mon enfance ou bien vous écrire un joyeux poème sur le thème d’une douce enfance.

Les deux choix riment avec chance, innocence ou insouciance.

Mais ceci n’est vrai, que pour un enfant né, au bon endroit, au bon moment, dans une famille sachant et étant apte à protéger sa descendance, dans un environnement calme et serein dans une bonne ambiance éducative qui logiquement lui est due.

Malheureusement il n’en est pas toujours ainsi.

Jacques Brel ! Dans l’une de ses chansons disait : « Fils de roi ou fils d’apôtre tous les enfants, sont comme le notre ».

En toute évidence il se trompait ! Il aurait du écrire : « Pourraient être comme le notre ».

« Pourquoi ? » Me direz-vous.

Ouvrons grands nos yeux ! Regardons autour de nous !

Les lignes qui vont suivre n’engagent que ma façon de penser.

Oui ! Au risque de choquer certaines personnes, je vais parler d’enfances bien différentes des enfances dorées que tous les nouveaux nés seraient en droits d’espérer.

Ces enfances ! Ou le mot naissance ne s’accorde, ni ne rime avec complaisance ou bien avec réjouissance.

Mais voyez, plutôt !

Quand le mot enfance rime avec : « arrogance, ignorance, délinquance, maltraitance, ingérence, incompétence ou encore malchance ».

Interrogeons nous ?

Pourquoi une telle différence ?

Pourquoi une telle indifférence ?

Y’avez-vous seulement pensé à ces enfants pas comme les autres ?

Prenez conscience, faites juste une petite réflexion sur ces enfances que je vais ici vous énumérer.

- Enfance ! De ce petit bambin cloué au lit par une terrible maladie, attendant une thérapie tout en sachant qu’il ne sera jamais guéri

.

-Enfance ! De ce gamin né chez des parents qui ne l’ont jamais aimé, qui ont fini par l’abandonner car ils ne l’avaient jamais désiré.

Quel devenir ? Pour lui sinon que de nous haïr

-Enfance ! De ces mômes maltraités, violentés par des membres de leurs familles, qui attendent les yeux pleins de larmes, qu’on les enlève à leurs bourreaux ; Malheureusement, souvent trop tard, si bien qu’en eux, il n’existe plus aucune espérance

Pourquoi ces interventions si tardives et cette non assistance.

Que d’incompétence !

-Enfance ! Non moins triste de ces innocents, victimes d’incestes, violés par des pères ignobles, indignes de porter ce nom ; Et que leurs mères n’ont voulu ou pu dénoncer par peur de représailles, ou tenaillées par la honte, due aux regards de personnes qui ne les auraient pas comprises ;

A moins qu’elles ne soient elles mêmes, complices de ces atrocités et de ces abjectes souffrances.

-Enfance ! De ces mômes nés dans les rues, des quartiers pauvres de ces grandes métropoles, dans les favélas de Rio, les bidonvilles de Manille ou d’ailleurs, quel destin pour eux sinon que celui de mendier pour survivre et puis mourir aux coins de ces mêmes rues en ayant, auparavant sombré dans l’alcoolisme, la drogue, la délinquance et atteint, la déchéance

Quelle tristesse !

-Enfance ! De ces petits indiens, de ces petits chinois, assis sur leurs paillasses, qui au lieu de jouer, travaillent douze heures et plus par jour, que de souffrances pour gagner leurs maigres pitances afin de préserver leurs existences…

-Enfance noire ! De ces gamins nés à Calcutta, et qui doivent pour survivre, fouiller dans les détritus de ces immenses dépotoirs qui leurs servent autant de réfectoires que de dortoirs…

-Enfance ! De ces petits éthiopiens, de ces petits somaliens de tous ces gamins africains qui crèvent de faim, accrochés aux seins taris de leurs mamans, espérant une goutte de ce lait maternel d’habitude si réconfortant mais qui pour eux n’arrivera jamais…

-Enfance douloureuse ! Pour ces jeunes vietnamiens ou cambodgiens, amputés de leurs membres, car ils ont sauté sur des mines ; Vestiges d’une guerre ; qu’ils n’ont jamais souhaitée mais qui leur a été imposée au nom d’une certaine liberté…

-Enfance ! De ce pauvre gamin, qui le cœur rempli d’espoir, vivant dans le ghetto de Gaza, si près du tombeau de celui qui devait sauver le monde. Lui qui désire vivre en paix, dans son pays nommé Palestine .Ce nom déjà tant vu, dans de nombreux écrits, mais ce gosse ! Combien de belles phrases devra t’il lire ? Combien de belles paroles devra t’il encore entendre ?combien de bombes devront exploser ? Tuant tant de ses frères.

Quelles atrocités aura-t-il encore à endurer avant de pouvoir s’écrier : « Palestine ma patrie »…

Enfance ! De ces petits syriens, abattus comme des chiens dans les rues de Damas, par représailles, car leurs parents, se battent pour une liberté qu’ils n’obtiendront surement jamais

-Enfance ! De ces jeunes immigrés, entassés dans leurs cités, condamnés à errer, totalement désœuvrés ; Il ne faut donc pas être surpris de les retrouver, volant, dealant, ou carrément à se camer.

Il ne faut surtout pas se voiler la face, s’ils en sont arrivés là ! La société actuelle passive, égoïste y est pour beaucoup. Car si envers leurs parents, tellement exploités, puis parqués comme des pestiférés dans ces immenses tours, il y’avait eu de la part des instances dirigeantes, ne serait ce qu’un peu de reconnaissance ou de déférence, il y aurait eu en retour certainement plus de complaisance en lieu et en place de cette décadence, de cette violence…

-Enfance ! Très brève de ce nouveau né, retrouvé dans une poubelle, jeté là par une mère désespérée, qui peut être elle-même fut délaissée par une famille qui ne pouvait assumer.

Quelle différence ! Entre la courte existence de ce bébé, qui par malchance est mort dans la rue sans assistance alors qu’une autre naissait dans une clinique privée ou le maximum de personnel avait été réquisitionné et le quartier entièrement sécurisé.

Que d’injustice ! Que de suffisance !

-Enfance capricieuse ! De ces enfants rois, souvent trop gâtés par des parents qui n’ont d’yeux que pour eux, allant les considérer comme des dieux, au point de ne plus avoir aucune autorité sur eux

Si bien que leurs petits chéris en deviennent odieux même envers eux !

Que d’arrogance !

J’en frissonne de savoir que tant de violence, de délinquance se répercute sur l’enfance.

Il y a urgence ! Graves seront les conséquences !

Il m’est possible de narrer pire encore, car des enfances malheureuses actuelles ou anciennes, cachées ou très bien cachées par certaines classes de la société, existent encore trop, malheureusement.

Mais voilà ! Les dévoiler ferait trop de vagues.

N’est ce pas messieurs les ecclésiastiques !

Aussi pour ne plus choquer, je vais interrompre mes écrits, sans non penser en mon for intérieur :

Pourquoi ? Au siècle ou nous vivons, enfance rime toujours avec maltraitance, avec souffrance.

Alors que de chance j’ai eu par rapport à toutes ces petites victimes de l’intolérance.

Quelle belle enfance ! Ai-je donc eu auprès de mes huit frères et sœurs même si ne fut pas toujours dans l’opulence, ni l’abondance.

Ce fut surtout dans un climat de confiance, d’insouciance et un peu de désobéissance…

Merci papa ! Merci maman !

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