ECRITURE "Vent de lettres"
31 Décembre 2012
Laisse toi surprendre ;
Evite de comprendre
Cette jolie voix ;
Laisse-toi bercer
Par le vent sur le toit
Laisse-toi ensorceler
Par ces voix
Ecoute les mots
Comme le fait un enfant
Rassuré par ceux d’une maman.
Ecoute ces mots
Qui ne sont pas de moi
Écoute comme moi
Tous ces mots
Qui me mettent en émoi.
Ecoute la voix des poèmes :
- « Je suis comme je suis,
Je suis fais comme ça,
J’ai envie de rire ;
Oui je ris aux éclats,
J’aime celui qui m’aime ;
Est-ce ma faute à moi ?
Si ce n’est pas le même
Que j’aime à chaque fois
De cet amour !
Si violent !
Si fragile !
Si tendre !
De cet amour !
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps,
Quand le temps est mauvais ;
Cet amour si vrai !
Cet amour si beau !
Ecoute ces poèmes
Où l’on te dit je t’aime.
Ecoute le bruit de la mer
L’océan resplendit sous sa vaste nuée
L’onde de son combat sans fin exténuée
S’assoupit et laissant l’écueil se reposer
Fait de toute la rive un baiser.
L’air joue avec la mouche et l’écume avec l’aigle ;
Le grave laboureur fait ses sillons et règle
La page où s’écrira le poème des blés ;
Des pêcheurs sont là-bas, sous un pampre, attablés
- Peuple ! Ecoute le poète !
Ecoute le rêveur sacré !
Dans votre nuit, sans lui complète ;
Lui seul, a le front éclairé.
C’est lui qui malgré les épines,
L’envie et la dérision
Marche dans nos ruines,
Ramassant la tradition ;
De la tradition féconde
Soit tout ce qui couvre le monde.
Si quelques enseignements se cachent en cette histoire ;
Il ne faut la juger, mais la croire.
La croire ! Qu’ai-je dit ?
Ces temps sont loin de nous.
Au loin déjà la mer s’est retirée ;
Et toi,
Comme une algue caressée par le vent,
Dans les algues du lit, tu remues en rêvant.
Un peu plus loin encore,
Joli corps
Il y a la forêt
Et le malheur
Et tout à coté le bonheur
Le bonheur avec les yeux cernés
Le bonheur qui ne pense à rien
Ce bonheur qui fait tant de bien
Celui qui assèche nos pleurs
Et nous redonne notre âme d’enfant