ECRITURE "Vent de lettres"
31 Décembre 2012
Penser au pire,
Pouvoir en rire,
Affirmer nos dires,
Se faire contredire,
Rugir de plaisir,
Foncer vers l’avenir,
Tous vous maudire
Ne savoir qu’écrire,
La vie n’est qu’un délire.
Divagation du fumeur
Tirant sur son pétard ;
Assis sur le trottoir,
Le regard hagard,
Il ne semble nous voir.
Délire !
Délirium du buveur
Accrocher au bar,
Debout devant le comptoir,
Avalant son pinard,
Il est complètement noir.
Délire !
Divagation du grand malade,
Qui les yeux dans le vide
Fiévreux, allongé sur son lit,
Le visage cireux et livide ;
S’accroche à la vie.
Délire !
Aliénation mentale ou démence,
Pour le tueur,
Abattant froidement,
Semant la terreur
Qui s’en prends même aux enfants.
Délire
Egarement coupable de l’automobiliste,
Fonçant sur l’autoroute,
Direction les vacances
Oubliant toutes règles de prudence,
Délire !
Prenante exaltation,
De ces sportifs stressés,
Par la concentration,
Qui suite à une victoire méritée,
Laissent éclater leurs émotions
Délire !
Hystérie débile,
De ces jeunes ados excités
Venus applaudir
De pseudo stars à demi déshabillées
Ils sont là pour oublier leur difficile avenir.
Délire !
Frénésie de ces jeunes brésiliennes,
Qui le jour du carnaval,
Sur des airs de salsa
Oubliant leur désœuvrement total,
Dansent la samba.
Délire !
Excitation d’un enfant,
Qui dans la cour de récréation,
Fonçant droit devant,
Se prenant pour un champion
Se voit déjà grand.
Délire !
Hallucination ou passion,
Pour ces teuffeurs camés,
Les pieds dans la boue, abrutis
Par leurs musiques saccadées
Qui dansent jusqu’au bout de la nuit.
Délire !
Egarement ou démesure,
De ces rassemblements mythiques ou religieux,
Ou Islamistes, bouddhistes, ou chrétiens
Ne voient que par leurs dieux,
Mais qui ne nous apportent rien
Sinon de la poudre aux yeux.
Délire !
Mais peut être que je délire,
Ai-je avalé un élixir ?
Si pour toi cela ne veut rien dire,
Alors oublie ces dires.
Tu peux même en rire,
Me contredire,
Alors dans ce cas attends-toi au pire.
Délire !